Il y a des ouvertures qui s’annoncent discrètement… puis il y a celles qu’on sent tout de suite capables de changer la conversation. Avec SABO, le Selman Marrakech ne lance pas simplement une nouvelle table : il installe un lieu du soir pensé pour ceux qui veulent dîner avec du fond, du décor et un vrai supplément d’allure.
Le nom circule déjà dans les radars lifestyle de la ville, et on comprend vite pourquoi : chef ultra-identifié, cadre fort, cuisine démonstrative mais tenue, et cette idée assumée d’un super club plus sophistiqué que tapageur. À Marrakech, ce genre de combinaison ne passe jamais inaperçu très longtemps.
🍽️ Une table qui veut remettre le dîner au centre
SABO est porté par Jean-François Piège, figure majeure de la gastronomie française. Mais l’intérêt du lieu ne tient pas seulement à la signature. Ce qui frappe surtout, c’est le positionnement : un restaurant du soir, festif, élégant, calibré pour devenir une vraie destination locale autant qu’un spot convoité par les visiteurs déjà familiers de Marrakech.
Dans une ville où l’offre premium est dense, la différence se joue désormais sur le tempo, l’expérience et la capacité à créer un vrai moment. SABO semble avoir compris ce glissement : ici, on ne vend pas juste une réservation, on met en scène une sortie.
✨ Une cuisine spectaculaire, mais pas gratuite
L’assiette mélange savoir-faire français et produits marocains avec une lecture très hédoniste du repas. Tartare préparé au chariot, huîtres de Oualidia, crevettes flambées au cognac, escargots, croque-monsieur au caviar, loup au four à bois ou encore desserts travaillés : tout indique une volonté claire de faire du dîner un moment à la fois généreux, précis et mémorable.
Le plus intéressant, ce n’est pas seulement le luxe des intitulés. C’est la manière dont Marrakech continue d’attirer des formats de restauration plus ambitieux, où la technique, le décor et l’énergie du service comptent autant que la carte.
À Marrakech, les lieux qui marquent vraiment ne sont plus seulement beaux : ils donnent l’impression qu’il se passe quelque chose de plus.
🎭 Le vrai signal : l’ambiance du soir change de niveau
Le projet assume une dimension plus festive qu’un restaurant gastronomique classique. C’est sans doute là que SABO peut commencer à faire bouger les lignes : à mi-chemin entre table d’exception, adresse de rendez-vous et scène nocturne feutrée, le lieu coche plusieurs envies en même temps.
Pour Marrakech, c’est un signal intéressant. La ville ne se contente plus d’additionner des lieux photogéniques : elle développe des adresses plus scénarisées, plus sûres d’elles, capables d’attirer une clientèle qui cherche autant l’atmosphère que le repas.
🏛️ Jacques Garcia, Selman et le poids du décor
Le cadre, imaginé par Jacques Garcia, pousse évidemment la promesse plus loin. Zelliges, plâtres sculptés, atmosphère feutrée, toit ouvrant pour les beaux soirs : tout semble pensé pour que l’expérience garde une vraie densité visuelle sans tomber dans le simple effet carte postale.
Le plus malin, c’est le lien avec l’ADN du Selman. Le nom SABO renvoie aux sabots des chevaux et à l’univers du palace. Ce n’est pas juste un storytelling plaqué : c’est une manière de prolonger l’identité du lieu dans une adresse qui veut exister par elle-même.
👀 Pourquoi cette ouverture mérite d’être suivie de près
Parce qu’elle dit quelque chose de l’évolution actuelle de Marrakech : des lieux plus affirmés, plus narratifs, plus pensés pour les nuits qui comptent vraiment. Si SABO tient sa promesse sur la durée, on risque d’en entendre parler bien au-delà du cercle des habitués du luxe hôtelier.
- une signature culinaire immédiatement reconnaissable
- un positionnement du soir plus exclusif et plus festif
- une adresse capable de séduire autant les locaux connectés que les visiteurs réguliers
- un vrai signal sur la montée en gamme des dîners expérientiels à Marrakech
En clair : ce n’est peut-être pas juste une nouvelle table de plus. C’est possiblement l’un de ces lieux qui commencent petit à petit à redéfinir ce qu’une grande sortie marrakchie peut devenir.
