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Formation culinaire à Marrakech autour de la Cooking Academy de Simo Ghazi

À Marrakech, cette école de cuisine commence à donner une vraie place à un métier qu’on regarde encore trop peu

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À Marrakech, on parle souvent de gastronomie par le haut : tables signatures, chefs qui tournent, hôtels qui montent en gamme, concepts qui ouvrent. On parle beaucoup moins de celles et ceux qui font tenir tout le reste au quotidien : le personnel de maison, les gouvernantes, les cuisinières de riads et les équipes discrètes qui assurent le niveau réel du service. C’est précisément là que la Cooking Academy Marrakech, portée par Simo Ghazi, devient intéressante.

Le sujet n’est pas juste d’apprendre quelques recettes. Le vrai signal, c’est qu’un besoin souvent traité de manière informelle commence à prendre la forme d’une offre de formation structurée. Dans une ville où l’hospitalité est un marqueur central, professionnaliser les cuisines du quotidien n’a rien d’anecdotique : c’est un vrai levier de qualité, d’image et de montée en compétences.

Le business de l’hospitalité ne repose pas seulement sur les belles adresses. Il repose aussi sur les savoir-faire invisibles qui rendent l’expérience crédible une fois les clients à table.


👩‍🍳 Une école pensée pour un besoin très concret du Marrakech réel

La Cooking Academy Marrakech ne vise pas la cuisine spectacle. Son angle est plus précis : transmettre des bases solides à des profils qui cuisinent déjà dans des maisons privées, des villas, des riads ou des environnements domestiques exigeants. Cela change tout, parce qu’on ne parle pas ici d’un hobby chic, mais d’un outil de professionnalisation.

Dans une ville où les séjours premium, les locations de villas et l’hospitalité sur mesure pèsent lourd, la qualité des cuisines “hors restaurant” devient un sujet stratégique. Les clients attendent de plus en plus une expérience fluide, cohérente, soignée jusque dans les repas du quotidien. Et pour y arriver, il faut des équipes mieux formées, plus polyvalentes, plus à l’aise avec la cuisine marocaine comme avec des attentes plus contemporaines.

  • Fondateur : Simo Ghazi
  • Positionnement : formation culinaire destinée au personnel de maison et aux cuisines de riads
  • Promesse : renforcer les bases, élargir les répertoires et valoriser un vrai métier

📈 Pourquoi ce modèle mérite une lecture business

Ce qui rend l’initiative plus forte qu’elle n’en a l’air, c’est qu’elle répond à plusieurs tensions locales en même temps. D’un côté, Marrakech monte en gamme. De l’autre, la qualité de service dépend encore souvent de chaînes de transmission assez artisanales : on apprend “sur le tas”, on reproduit, on ajuste, mais sans toujours bénéficier d’un cadre clair.

Avec une structure comme celle-ci, la formation devient un produit. Et derrière, cela ouvre plusieurs usages : améliorer le niveau des équipes en place, rassurer des employeurs privés, renforcer l’image d’un riad, ou encore proposer à des personnels expérimentés une vraie montée en valeur sur le marché.

Pourquoi c’est un vrai sujet business à Marrakech :

  • la demande pour des standards de service plus solides continue de monter ;
  • les villas, maisons d’hôtes et riads ont besoin d’équipes plus polyvalentes ;
  • la gastronomie privée devient un critère de différenciation ;
  • former les métiers de l’ombre renforce directement la qualité perçue des lieux premium.

🏠 Entre maison privée, riad et prestation sur mesure

Autre point intéressant : la démarche ne s’arrête pas à la salle de formation. D’après les informations relayées localement, Simo Ghazi propose aussi des prestations culinaires à domicile avec son équipe pour des déjeuners, dîners privés ou événements ponctuels. Là encore, le signal est malin : la formation et l’exécution se nourrissent l’une l’autre.

Ce double mouvement compte, parce qu’il ancre l’école dans la réalité du terrain. On n’est pas dans une structure déconnectée des usages locaux. On est dans un modèle qui observe les besoins, forme en conséquence, puis reste capable d’intervenir directement chez les clients. À Marrakech, où l’hospitalité domestique et semi-privée occupe une place importante, cette lecture est franchement cohérente.


🍽️ Ce que cela raconte de l’économie locale

Au fond, la Cooking Academy raconte quelque chose de plus large sur la ville. Marrakech ne se transforme pas seulement par ses nouvelles tables, ses resorts ou ses concepts lifestyle. Elle se transforme aussi par les métiers intermédiaires qui deviennent plus spécialisés. Et c’est souvent là que se joue la vraie montée en maturité d’une destination.

Former une personne qui cuisine dans une villa ou un riad, c’est améliorer bien plus qu’un repas. C’est agir sur l’expérience client, la régularité du service, la confiance de l’employeur, et parfois même sur la réputation globale d’un lieu. Bref : la cuisine domestique qualifiée devient elle aussi une pièce du business de l’hospitalité.


👀 Notre regard

On aime bien ce type de sujet parce qu’il regarde Marrakech autrement. Pas seulement par ses vitrines les plus visibles, mais par les rouages qui font vraiment tenir la machine. La Cooking Academy Marrakech met en lumière un besoin très concret, encore sous-traité dans le récit local : la valorisation des métiers de cuisine du quotidien.

Et si la ville continue de monter en gamme, ce genre d’initiative pourrait peser bien plus qu’il n’y paraît. Parce qu’au bout du compte, les lieux qui marquent vraiment ne sont pas seulement ceux qui savent se montrer : ce sont aussi ceux qui savent former, transmettre et maintenir un niveau de qualité là où presque personne ne regarde.

Infos pratiques :
Cooking Academy Marrakech — Résidence Assalam C, avenue Moulay El Hassan, Guéliz, Marrakech
Contact : +212 602-801070
Instagram : @cooking_academy_byghazi

Sujet repéré via La Tribune de Marrakech, puis retraité éditorialement pour Info Marrakech.

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