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Vue architecturale du projet Les Pavillons de la Ménara à Marrakech

Avenue de la Ménara, un chantier de 46 immeubles commence à sortir de terre

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Les grues ont pris position sur l’avenue de la Ménara. Derrière les palissades, un projet résidentiel d’une tout autre échelle commence à devenir concret : Les Pavillons de la Ménara. Sur le papier, l’ensemble aligne environ 106 300 m² de plancher, 46 immeubles d’appartements, des commerces, des piscines et un parking souterrain.

Ce n’est donc pas une résidence confidentielle de plus. C’est un morceau de ville qui commence à sortir de terre sur l’un des axes les plus exposés de Marrakech — et un bon révélateur de la manière dont le très haut de gamme redessine désormais les entrées de la ville.


🏗️ Le signal visible : le terrassement a commencé

Le projet n’est plus seulement une maquette. Le Desk signalait fin août le démarrage des travaux de terrassement et l’installation des grues avenue de la Ménara. Le chantier est porté par Marodec, filiale de la Somed, elle-même liée à la holding Al Mada.

Ce passage du rendu architectural au chantier réel change la lecture du projet. Pendant longtemps, Marrakech a multiplié les annonces de complexes résidentiels premium. Ici, les premiers coups de pioche donnent une épaisseur immédiate à la promesse.

Le détail à retenir : 46 immeubles, ce n’est pas une adresse isolée. C’est un ensemble capable de modifier durablement le paysage de l’avenue.


📐 106 300 m² et 46 immeubles : les chiffres donnent l’échelle

Les données techniques apparaissent dans le rapport d’activité de TPF, bureau d’études chargé des études techniques tous corps d’état. Le programme annoncé comprend :

  • environ 106 300 m² de surface de plancher ;
  • 46 immeubles d’appartements ;
  • des espaces commerciaux ;
  • un équipement collectif ;
  • un parking en sous-sol ;
  • plusieurs piscines.

Le mot « pavillons » peut suggérer un projet fragmenté et discret. Les chiffres racontent pourtant une opération dense, organisée comme un véritable ensemble résidentiel. Le rendu architectural mise sur des volumes bas, des tons ocre, des palmiers et des références assumées au vocabulaire marrakchi.


🌴 Pourquoi l’avenue de la Ménara devient stratégique

L’emplacement explique une grande partie de l’ambition. L’avenue relie des zones très différentes : l’aéroport, les grands hôtels, les équipements de congrès, l’Hivernage et le centre. Elle est à la fois corridor de mobilité et vitrine urbaine.

Installer ici un complexe de cette taille revient à miser sur une Marrakech qui ne se contente plus de vendre des villas périphériques ou des riads dans la médina. Le marché premium cherche aussi des appartements, des services mutualisés et une adresse immédiatement identifiable.

C’est peut-être le vrai signal faible : le luxe résidentiel marrakchi se rapproche du modèle de quartier privé, avec logements, commerces, loisirs et services réunis dans un même périmètre.


👀 Une architecture locale… face à une question de taille

Les premières images cherchent clairement l’intégration : palette terracotta, toitures vertes, moucharabiehs, jardins structurés et hauteur contenue. Sur le plan visuel, le projet évite la tour générique que l’on pourrait transposer dans n’importe quelle métropole.

Mais l’enjeu ne se joue pas seulement sur la façade. Avec 46 immeubles, la question sera celle de l’impact réel : circulation, usages des commerces, qualité des espaces communs, consommation d’eau, rapport au voisinage et capacité du projet à rester vivant au-delà de ses limites.

Ce n’est pas un procès fait au chantier. C’est précisément ce qui le rend intéressant à suivre. À cette échelle, une résidence ne se contente plus d’occuper une parcelle : elle participe à la fabrication de la ville.


🔎 Ce qu’il faudra surveiller maintenant

Le projet entre dans sa phase la plus parlante : celle où la promesse rencontre le terrain. Plusieurs points permettront de mesurer ce qu’il apporte réellement à Marrakech :

  • la densité finale et la respiration entre les bâtiments ;
  • l’ouverture — ou non — des commerces sur le quartier ;
  • les choix concrets en matière d’eau, d’ombre et de végétalisation ;
  • la façon dont les accès absorberont les nouveaux flux ;
  • la fidélité du chantier au parti pris architectural montré dans les rendus.

Les Pavillons de la Ménara ne sont pas encore un nouveau lieu de vie. Mais le chantier est désormais assez avancé pour devenir un vrai sujet urbain. Et sur cette avenue où Marrakech expose une partie de son futur, 46 immeubles ne passeront pas inaperçus.

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